Rabu, 30 Desember 2015

Téléchargement gratuit Juste après dresseuse d'ours

Juste après dresseuse d'ours

Lire En Ligne Maintenant


Description


Kafka, Jarry, Jaddo

On entend souvent dire : «Pour être médecin, faut avoir la vocation.» La vocation ? Connais pas. Jamais vu. Personne ne me l'a jamais présentée. Et jamais je n'ai entendu aucun médecin et aucun(e) étudiant(e) me dire qu'il ou elle «l'avait». J'en ai entendu beaucoup, en revanche, me dire qu'ils avaient autre chose. Sur le coeur. Et qu'ils auraient bien voulu avoir un lieu, un moment, pour vider leur sac.
En général, quand on devient médecin, on porte en soi tout un tas de sentiments mêlés. De la peur, de la stupeur, du dégoût, de la colère. Contre soi-même, souvent. Et, aussi souvent, parce qu'on n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui nous travaille, parce qu'on n'arrive pas à dire les bons mots, souvent on éprouve une brusque et terrible envie de taper sur quelqu'un. Quelqu'un de très con. Un prof ou un chef de service ou simplement un autre étudiant d'un ou l'autre sexe, un peu plus âgé(e) que soi. Mais qui nous a fait faire quelque chose, dire quelque chose, assister à quelque chose dont on aurait pu se passer.
Parce que voyez-vous, pour devenir médecin (je veux dire : pour avoir le titre, la position, le diplôme et la liberté-de-prescrire-de-manière-indépendante), d'abord, il faut apprendre. Et pour apprendre, on passe par l'hôpital et on se mêle à des gens formidables (des infirmiers/ères, des médecins) qui aimeraient bien soigner, et qui voudraient soigner bien, mais qui en sont empêchés par une toute petite clique d'empêcheurs de soigner en coeur, des malfaisants - parfois seulement plus bêtes que méchants, mais malheureusement si bien placés qu'ils transforment l'hôpital, ce lieu de soins, en un lieu de torture - pour les patients, mais aussi pour les soignants de bonne volonté.
L'hôpital c'est... comment dire ? C'est Le Château, de Franz Kafka. Le pauvre Joseph K. n'y est pas entré, mais les étudiants en médecine, externes, internes, y passent un tiers de leur jeune vie avant de décrocher leur diplôme. Et à l'intérieur du Château... eh bien, c'est comme dans du Kafka. L'absurdité des situations, la méchanceté inique et gratuite de certains mandarins en place ou en puissance, les certificats qui ne veulent rien dire, les dossiers qu'on ne trouve pas (ou dont on trouve deux exemplaires qui ne peuvent pas appartenir à la même personne, alors lequel est le bon ?), les «Viens que je te montre une belle tumeur», les «Faut que je te parle» menaçants qui font frémir («Est-ce que j'ai tué quelqu'un hier ?») et qui se révèlent être une mesquinerie à la mesure de la hiérarchie ubuesque des imbus en blouse blanche - oui, c'est Kafka et Jarry, tout à la fois. Aujourd'hui. En pas moins grinçant.
Quand on lit l'hôpital et l'apprentissage de la médecine dans le blog de Jaddo, on se dit qu'apprendre à devenir médecin, c'est pas seulement ardu, intellectuellement parlant, c'est aussi périlleux, émotionnellement. On court, chaque jour, le risque de péter un câble, de saisir le bassin (ce truc sur lequel on imposait autrefois aux patients alités d'uriner comme si c'était possible... Quoi ? Pas seulement autrefois ? Il y en a encore ?) et de le balancer à la gueule de celui ou de celle qui vient de dire une connerie, de lancer une ignominie, d'infliger sa maltraitance quotidienne.
En la lisant, on se dit que pour faire médecine, il faut avoir le coeur bien accroché. Il faut savoir se retenir de taper. Transformer les cris refoulés en paroles et en gestes de soin, vers celles et ceux qui en ont besoin. Et c'est dur. Comme d'essayer d'avoir l'âme en paix dans un pays en guerre.

Avis des clients


0 étoiles sur 5 A ne pas manquer ! j'adore !
B. Julie

c'est drôle et on passe un très bon moment à lire ce petit bijou !on ne voit plus son médecin généraliste de la même façon ...Je recommande chaudement !

0 étoiles sur 5 De la médecine drôle, touchante et humaine
S. Fraize

Je connaissais le blog de Jaddo et je suis très heureux qu'elle ait sorti ce livre que j'ai dévoré.Elle nous livre par petites touches des moments de vérité, de grandeur, de tristesse ou de drôlerie, offrant ainsi un visage très humain à la médecine d'aujourd'hui.L'écriture est vraiment savoureuse, souvent désopilante, parfaitement accessible aux non médecins. Elle lève ainsi le voile sur un monde méconnu des patients que nous sommes : les réalités de celui qui est à l'autre bout du stéthoscope.Jaddo est le médecin que nous aimerions tous avoir.

0 étoiles sur 5 un indispensable, salutaire et humain !
Laure

Jaddo, c'est d'abord l'auteur d'un blog, qui chronique son quotidien de jeune médecin généraliste remplaçante, mais qui revient aussi sur ses études, son externat, son internat, les grands chefs, et les malades, tout le monde en prend pour son grade, et c'est justifié. De ce blog un éditeur a fait un livre, préfacé par Martin Winckler, car bien sûr on ne peut s'empêcher de penser à La maladie de Sachs, aux Trois Médecins, etc. Ce qui ressort de ce livre, outre l'humour et la sensibilité de la perception des situations, c'est l'absurdité, l'agacement, la colère, la bêtise. On pense médecine humaniste et égale pour tous, on gère des trucs invraisemblables. Le livre de Jaddo remet un peu d'humanité et de bon sens là où il n'y en a plus guère, et c'est salutaire. On devrait offrir ce livre à tous les patients (pardon, clients consommateurs qui y ont droit parce qu'ils cotisent) et à tous les décideurs.Un bon moment « tranches de vie », agréable à lire et qui vous ouvre les yeux.

0 étoiles sur 5 JADDO, J'ADDOre ton livre!
MFAF

Super livre, se lit très facilement, on est ému, on sourit, on réfléchit... très bien écrit et surtout, tellement vrai! Je recommande. En plus on peut facilement lire juste un chapitre, le reprendre plus tard...

0 étoiles sur 5 Une lecture rafraîchissante
Brice

On me demande souvent mon avis sur les blogs médicaux, ou les bouquins écrits par des médecins, remplis d'anecdotes, les mêmes qu'on nous demande toujours de raconter à table pour pimenter les discussions d'un repas un peu morne, comme pour se rassurer, comme si un malheur arrivé à d'autres allait du coup nous éviter.Jaddo, je n'avais lu d'elle que quelques articles dont les liens étaient massivement retweetés ou cités par des gens que je suis sur Twitter, et qui appelaient donc, parmi la masse, à un effort de lecture qui toujours en a valu la peine.J'ai dévoré ce recueil de petites histoires, tantôt fraiches, tantôt poilantes, de cette jeune étudiante en médecine devenue interne, aujourd'hui médecin généraliste. Avec une humilité rare chez un médecin, elle raconte les erreurs comme les petites victoires, ayant toujours à coeur que le personnage principal de son recueil, ce soit le patient, et non pas elle.Rarement je suis touché par les lectures qui me confortent dans la vision de mon métier, ou qui ne font que reprendre des points de vue assez universels chez ceux qui travaillent dans le même service (je pense notamment à toutes les chroniques sur les urgences), mais j'ai trouvé chez Jaddo cet amour du métier et cette humanité sans fard qui m'ont ému et sont tombés à point nommé en pleine période de ras-le-bol professionnel.Un livre pour les soignants, surtout, mais pour les patients, aussi, qui se laisse dévorer sans regrets.

0 étoiles sur 5 Oh que j'aime cette vision
mam

"de mon côté le loupiotte", brute et pas toujours douce pour les soignants.Je me suis beaucoup reconnue dans les grands moments de désillusion de Jaddo, et aussi dans ces moments de partage d'émotions uniques qui font la beauté du métier.Je trouve ce livre très proche de la réalité, il montre aussi que les docteurs sont faillibles, parfois parce que pas logiques mais aussi pas forcément parce qu'inhumains mais bien parce qu'humains justement. Etudiants, notre regard peut être dur par rapport à nos maîtres , une fois sur le terrain depuis quelques années, on comprend mieux certaines choses et pas certaines autres.Lire ce livre est, en dehors et c'est déjà énorme d'être source d'un très agréable moment, un raccourci de cette vision étalée sur plusieurs années.A compléter par la lecture du blog.A offrir et s'offrir, lire et relire.Attention, hautement addictif, une fois dedans , on n'a plus envie de le lâcher!

Senin, 28 Desember 2015

Téléchargement gratuit Juste après dresseuse d'ours [Format Kindle]

Juste après dresseuse d'ours [Format Kindle]

Télécharger Maintenant


Description


Kafka, Jarry, Jaddo

On entend souvent dire : «Pour être médecin, faut avoir la vocation.» La vocation ? Connais pas. Jamais vu. Personne ne me l'a jamais présentée. Et jamais je n'ai entendu aucun médecin et aucun(e) étudiant(e) me dire qu'il ou elle «l'avait». J'en ai entendu beaucoup, en revanche, me dire qu'ils avaient autre chose. Sur le coeur. Et qu'ils auraient bien voulu avoir un lieu, un moment, pour vider leur sac.
En général, quand on devient médecin, on porte en soi tout un tas de sentiments mêlés. De la peur, de la stupeur, du dégoût, de la colère. Contre soi-même, souvent. Et, aussi souvent, parce qu'on n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui nous travaille, parce qu'on n'arrive pas à dire les bons mots, souvent on éprouve une brusque et terrible envie de taper sur quelqu'un. Quelqu'un de très con. Un prof ou un chef de service ou simplement un autre étudiant d'un ou l'autre sexe, un peu plus âgé(e) que soi. Mais qui nous a fait faire quelque chose, dire quelque chose, assister à quelque chose dont on aurait pu se passer.
Parce que voyez-vous, pour devenir médecin (je veux dire : pour avoir le titre, la position, le diplôme et la liberté-de-prescrire-de-manière-indépendante), d'abord, il faut apprendre. Et pour apprendre, on passe par l'hôpital et on se mêle à des gens formidables (des infirmiers/ères, des médecins) qui aimeraient bien soigner, et qui voudraient soigner bien, mais qui en sont empêchés par une toute petite clique d'empêcheurs de soigner en coeur, des malfaisants - parfois seulement plus bêtes que méchants, mais malheureusement si bien placés qu'ils transforment l'hôpital, ce lieu de soins, en un lieu de torture - pour les patients, mais aussi pour les soignants de bonne volonté.
L'hôpital c'est... comment dire ? C'est Le Château, de Franz Kafka. Le pauvre Joseph K. n'y est pas entré, mais les étudiants en médecine, externes, internes, y passent un tiers de leur jeune vie avant de décrocher leur diplôme. Et à l'intérieur du Château... eh bien, c'est comme dans du Kafka. L'absurdité des situations, la méchanceté inique et gratuite de certains mandarins en place ou en puissance, les certificats qui ne veulent rien dire, les dossiers qu'on ne trouve pas (ou dont on trouve deux exemplaires qui ne peuvent pas appartenir à la même personne, alors lequel est le bon ?), les «Viens que je te montre une belle tumeur», les «Faut que je te parle» menaçants qui font frémir («Est-ce que j'ai tué quelqu'un hier ?») et qui se révèlent être une mesquinerie à la mesure de la hiérarchie ubuesque des imbus en blouse blanche - oui, c'est Kafka et Jarry, tout à la fois. Aujourd'hui. En pas moins grinçant.
Quand on lit l'hôpital et l'apprentissage de la médecine dans le blog de Jaddo, on se dit qu'apprendre à devenir médecin, c'est pas seulement ardu, intellectuellement parlant, c'est aussi périlleux, émotionnellement. On court, chaque jour, le risque de péter un câble, de saisir le bassin (ce truc sur lequel on imposait autrefois aux patients alités d'uriner comme si c'était possible... Quoi ? Pas seulement autrefois ? Il y en a encore ?) et de le balancer à la gueule de celui ou de celle qui vient de dire une connerie, de lancer une ignominie, d'infliger sa maltraitance quotidienne.
En la lisant, on se dit que pour faire médecine, il faut avoir le coeur bien accroché. Il faut savoir se retenir de taper. Transformer les cris refoulés en paroles et en gestes de soin, vers celles et ceux qui en ont besoin. Et c'est dur. Comme d'essayer d'avoir l'âme en paix dans un pays en guerre.

Avis des clients


5 étoiles sur 5 A ne pas manquer ! j'adore !
B. Julie

c'est drôle et on passe un très bon moment à lire ce petit bijou !on ne voit plus son médecin généraliste de la même façon ...Je recommande chaudement !

5 étoiles sur 5 De la médecine drôle, touchante et humaine
S. Fraize

Je connaissais le blog de Jaddo et je suis très heureux qu'elle ait sorti ce livre que j'ai dévoré.Elle nous livre par petites touches des moments de vérité, de grandeur, de tristesse ou de drôlerie, offrant ainsi un visage très humain à la médecine d'aujourd'hui.L'écriture est vraiment savoureuse, souvent désopilante, parfaitement accessible aux non médecins. Elle lève ainsi le voile sur un monde méconnu des patients que nous sommes : les réalités de celui qui est à l'autre bout du stéthoscope.Jaddo est le médecin que nous aimerions tous avoir.

5 étoiles sur 5 un indispensable, salutaire et humain !
Laure

Jaddo, c'est d'abord l'auteur d'un blog, qui chronique son quotidien de jeune médecin généraliste remplaçante, mais qui revient aussi sur ses études, son externat, son internat, les grands chefs, et les malades, tout le monde en prend pour son grade, et c'est justifié. De ce blog un éditeur a fait un livre, préfacé par Martin Winckler, car bien sûr on ne peut s'empêcher de penser à La maladie de Sachs, aux Trois Médecins, etc. Ce qui ressort de ce livre, outre l'humour et la sensibilité de la perception des situations, c'est l'absurdité, l'agacement, la colère, la bêtise. On pense médecine humaniste et égale pour tous, on gère des trucs invraisemblables. Le livre de Jaddo remet un peu d'humanité et de bon sens là où il n'y en a plus guère, et c'est salutaire. On devrait offrir ce livre à tous les patients (pardon, clients consommateurs qui y ont droit parce qu'ils cotisent) et à tous les décideurs.Un bon moment « tranches de vie », agréable à lire et qui vous ouvre les yeux.

5 étoiles sur 5 JADDO, J'ADDOre ton livre!
MFAF

Super livre, se lit très facilement, on est ému, on sourit, on réfléchit... très bien écrit et surtout, tellement vrai! Je recommande. En plus on peut facilement lire juste un chapitre, le reprendre plus tard...

4 étoiles sur 5 Une lecture rafraîchissante
Brice

On me demande souvent mon avis sur les blogs médicaux, ou les bouquins écrits par des médecins, remplis d'anecdotes, les mêmes qu'on nous demande toujours de raconter à table pour pimenter les discussions d'un repas un peu morne, comme pour se rassurer, comme si un malheur arrivé à d'autres allait du coup nous éviter.Jaddo, je n'avais lu d'elle que quelques articles dont les liens étaient massivement retweetés ou cités par des gens que je suis sur Twitter, et qui appelaient donc, parmi la masse, à un effort de lecture qui toujours en a valu la peine.J'ai dévoré ce recueil de petites histoires, tantôt fraiches, tantôt poilantes, de cette jeune étudiante en médecine devenue interne, aujourd'hui médecin généraliste. Avec une humilité rare chez un médecin, elle raconte les erreurs comme les petites victoires, ayant toujours à coeur que le personnage principal de son recueil, ce soit le patient, et non pas elle.Rarement je suis touché par les lectures qui me confortent dans la vision de mon métier, ou qui ne font que reprendre des points de vue assez universels chez ceux qui travaillent dans le même service (je pense notamment à toutes les chroniques sur les urgences), mais j'ai trouvé chez Jaddo cet amour du métier et cette humanité sans fard qui m'ont ému et sont tombés à point nommé en pleine période de ras-le-bol professionnel.Un livre pour les soignants, surtout, mais pour les patients, aussi, qui se laisse dévorer sans regrets.

5 étoiles sur 5 Oh que j'aime cette vision
mam

"de mon côté le loupiotte", brute et pas toujours douce pour les soignants.Je me suis beaucoup reconnue dans les grands moments de désillusion de Jaddo, et aussi dans ces moments de partage d'émotions uniques qui font la beauté du métier.Je trouve ce livre très proche de la réalité, il montre aussi que les docteurs sont faillibles, parfois parce que pas logiques mais aussi pas forcément parce qu'inhumains mais bien parce qu'humains justement. Etudiants, notre regard peut être dur par rapport à nos maîtres , une fois sur le terrain depuis quelques années, on comprend mieux certaines choses et pas certaines autres.Lire ce livre est, en dehors et c'est déjà énorme d'être source d'un très agréable moment, un raccourci de cette vision étalée sur plusieurs années.A compléter par la lecture du blog.A offrir et s'offrir, lire et relire.Attention, hautement addictif, une fois dedans , on n'a plus envie de le lâcher!

Jumat, 25 Desember 2015

Télécharger Juste après dresseuse d'ours

Juste après dresseuse d'ours

Téléchargement gratuit Maintenant


Description


Kafka, Jarry, Jaddo

On entend souvent dire : «Pour être médecin, faut avoir la vocation.» La vocation ? Connais pas. Jamais vu. Personne ne me l'a jamais présentée. Et jamais je n'ai entendu aucun médecin et aucun(e) étudiant(e) me dire qu'il ou elle «l'avait». J'en ai entendu beaucoup, en revanche, me dire qu'ils avaient autre chose. Sur le coeur. Et qu'ils auraient bien voulu avoir un lieu, un moment, pour vider leur sac.
En général, quand on devient médecin, on porte en soi tout un tas de sentiments mêlés. De la peur, de la stupeur, du dégoût, de la colère. Contre soi-même, souvent. Et, aussi souvent, parce qu'on n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui nous travaille, parce qu'on n'arrive pas à dire les bons mots, souvent on éprouve une brusque et terrible envie de taper sur quelqu'un. Quelqu'un de très con. Un prof ou un chef de service ou simplement un autre étudiant d'un ou l'autre sexe, un peu plus âgé(e) que soi. Mais qui nous a fait faire quelque chose, dire quelque chose, assister à quelque chose dont on aurait pu se passer.
Parce que voyez-vous, pour devenir médecin (je veux dire : pour avoir le titre, la position, le diplôme et la liberté-de-prescrire-de-manière-indépendante), d'abord, il faut apprendre. Et pour apprendre, on passe par l'hôpital et on se mêle à des gens formidables (des infirmiers/ères, des médecins) qui aimeraient bien soigner, et qui voudraient soigner bien, mais qui en sont empêchés par une toute petite clique d'empêcheurs de soigner en coeur, des malfaisants - parfois seulement plus bêtes que méchants, mais malheureusement si bien placés qu'ils transforment l'hôpital, ce lieu de soins, en un lieu de torture - pour les patients, mais aussi pour les soignants de bonne volonté.
L'hôpital c'est... comment dire ? C'est Le Château, de Franz Kafka. Le pauvre Joseph K. n'y est pas entré, mais les étudiants en médecine, externes, internes, y passent un tiers de leur jeune vie avant de décrocher leur diplôme. Et à l'intérieur du Château... eh bien, c'est comme dans du Kafka. L'absurdité des situations, la méchanceté inique et gratuite de certains mandarins en place ou en puissance, les certificats qui ne veulent rien dire, les dossiers qu'on ne trouve pas (ou dont on trouve deux exemplaires qui ne peuvent pas appartenir à la même personne, alors lequel est le bon ?), les «Viens que je te montre une belle tumeur», les «Faut que je te parle» menaçants qui font frémir («Est-ce que j'ai tué quelqu'un hier ?») et qui se révèlent être une mesquinerie à la mesure de la hiérarchie ubuesque des imbus en blouse blanche - oui, c'est Kafka et Jarry, tout à la fois. Aujourd'hui. En pas moins grinçant.
Quand on lit l'hôpital et l'apprentissage de la médecine dans le blog de Jaddo, on se dit qu'apprendre à devenir médecin, c'est pas seulement ardu, intellectuellement parlant, c'est aussi périlleux, émotionnellement. On court, chaque jour, le risque de péter un câble, de saisir le bassin (ce truc sur lequel on imposait autrefois aux patients alités d'uriner comme si c'était possible... Quoi ? Pas seulement autrefois ? Il y en a encore ?) et de le balancer à la gueule de celui ou de celle qui vient de dire une connerie, de lancer une ignominie, d'infliger sa maltraitance quotidienne.
En la lisant, on se dit que pour faire médecine, il faut avoir le coeur bien accroché. Il faut savoir se retenir de taper. Transformer les cris refoulés en paroles et en gestes de soin, vers celles et ceux qui en ont besoin. Et c'est dur. Comme d'essayer d'avoir l'âme en paix dans un pays en guerre.
--Ce texte fait référence à l'édition







.


Avis des clients


0 étoiles sur 5 A ne pas manquer ! j'adore !
B. Julie

c'est drôle et on passe un très bon moment à lire ce petit bijou !on ne voit plus son médecin généraliste de la même façon ...Je recommande chaudement !

0 étoiles sur 5 De la médecine drôle, touchante et humaine
S. Fraize

Je connaissais le blog de Jaddo et je suis très heureux qu'elle ait sorti ce livre que j'ai dévoré.Elle nous livre par petites touches des moments de vérité, de grandeur, de tristesse ou de drôlerie, offrant ainsi un visage très humain à la médecine d'aujourd'hui.L'écriture est vraiment savoureuse, souvent désopilante, parfaitement accessible aux non médecins. Elle lève ainsi le voile sur un monde méconnu des patients que nous sommes : les réalités de celui qui est à l'autre bout du stéthoscope.Jaddo est le médecin que nous aimerions tous avoir.

0 étoiles sur 5 un indispensable, salutaire et humain !
Laure

Jaddo, c'est d'abord l'auteur d'un blog, qui chronique son quotidien de jeune médecin généraliste remplaçante, mais qui revient aussi sur ses études, son externat, son internat, les grands chefs, et les malades, tout le monde en prend pour son grade, et c'est justifié. De ce blog un éditeur a fait un livre, préfacé par Martin Winckler, car bien sûr on ne peut s'empêcher de penser à La maladie de Sachs, aux Trois Médecins, etc. Ce qui ressort de ce livre, outre l'humour et la sensibilité de la perception des situations, c'est l'absurdité, l'agacement, la colère, la bêtise. On pense médecine humaniste et égale pour tous, on gère des trucs invraisemblables. Le livre de Jaddo remet un peu d'humanité et de bon sens là où il n'y en a plus guère, et c'est salutaire. On devrait offrir ce livre à tous les patients (pardon, clients consommateurs qui y ont droit parce qu'ils cotisent) et à tous les décideurs.Un bon moment « tranches de vie », agréable à lire et qui vous ouvre les yeux.

0 étoiles sur 5 JADDO, J'ADDOre ton livre!
MFAF

Super livre, se lit très facilement, on est ému, on sourit, on réfléchit... très bien écrit et surtout, tellement vrai! Je recommande. En plus on peut facilement lire juste un chapitre, le reprendre plus tard...

0 étoiles sur 5 Une lecture rafraîchissante
Brice

On me demande souvent mon avis sur les blogs médicaux, ou les bouquins écrits par des médecins, remplis d'anecdotes, les mêmes qu'on nous demande toujours de raconter à table pour pimenter les discussions d'un repas un peu morne, comme pour se rassurer, comme si un malheur arrivé à d'autres allait du coup nous éviter.Jaddo, je n'avais lu d'elle que quelques articles dont les liens étaient massivement retweetés ou cités par des gens que je suis sur Twitter, et qui appelaient donc, parmi la masse, à un effort de lecture qui toujours en a valu la peine.J'ai dévoré ce recueil de petites histoires, tantôt fraiches, tantôt poilantes, de cette jeune étudiante en médecine devenue interne, aujourd'hui médecin généraliste. Avec une humilité rare chez un médecin, elle raconte les erreurs comme les petites victoires, ayant toujours à coeur que le personnage principal de son recueil, ce soit le patient, et non pas elle.Rarement je suis touché par les lectures qui me confortent dans la vision de mon métier, ou qui ne font que reprendre des points de vue assez universels chez ceux qui travaillent dans le même service (je pense notamment à toutes les chroniques sur les urgences), mais j'ai trouvé chez Jaddo cet amour du métier et cette humanité sans fard qui m'ont ému et sont tombés à point nommé en pleine période de ras-le-bol professionnel.Un livre pour les soignants, surtout, mais pour les patients, aussi, qui se laisse dévorer sans regrets.

0 étoiles sur 5 Oh que j'aime cette vision
mam

"de mon côté le loupiotte", brute et pas toujours douce pour les soignants.Je me suis beaucoup reconnue dans les grands moments de désillusion de Jaddo, et aussi dans ces moments de partage d'émotions uniques qui font la beauté du métier.Je trouve ce livre très proche de la réalité, il montre aussi que les docteurs sont faillibles, parfois parce que pas logiques mais aussi pas forcément parce qu'inhumains mais bien parce qu'humains justement. Etudiants, notre regard peut être dur par rapport à nos maîtres , une fois sur le terrain depuis quelques années, on comprend mieux certaines choses et pas certaines autres.Lire ce livre est, en dehors et c'est déjà énorme d'être source d'un très agréable moment, un raccourci de cette vision étalée sur plusieurs années.A compléter par la lecture du blog.A offrir et s'offrir, lire et relire.Attention, hautement addictif, une fois dedans , on n'a plus envie de le lâcher!

Rabu, 23 Desember 2015

Lire En Ligne Atlas du Japon : Après Fukushima, une société fragilisée

Atlas du Japon : Après Fukushima, une société fragilisée

Lire En Ligne Maintenant


Description


Philippe Pelletier, géographe et japonologue, est professeur
des universités à Lyon-2. Carine Fournier, maître de
conférences en géographie, a réalisé les cartes de cet atlas.

Avis des clients


0 étoiles sur 5 atlas du Japon
lepeltier françois

Excellent ouvrage à recommander à tous les passionnés de la langue et de la culture nippone. très belles cartes et excellents commentaires, le tout étant très bien actualisé après le tsunami dévastateur de mars 2011

0 étoiles sur 5 Atlas du Japon
Stella

Excellent ouvrage très bien expliqué, même pour les "mauvais en géographie" comme moi, cartes de même bien expliquées et détaillées, cela m'aidera beaucoup dans mes études, merci beaucoup !

0 étoiles sur 5 Réservé à ceux qui ne connaissent absolument pas le Japon.
Yoann Rocheteau

L'impression que beaucoup de cartes ne sont là que par ce qu'il faut mettre des cartes.Quelques unes ne sont pas bien claires.

0 étoiles sur 5 japon
joulain sylvie

je l'est achetée pour un cadeaux, d'apres le pages feuilletés l'histoire gagne a etre lut, j en serais un peu plus apres noel

Senin, 21 Desember 2015

Téléchargement gratuit Salomon, vous êtes juif !? : L'antisémitisme en Belgique, du Moyen Age à Internet

Salomon, vous êtes juif !? : L'antisémitisme en Belgique, du Moyen Age à Internet

Télécharger Maintenant


Description


Viviane Teitelbaum a déjà publié aux Éditions Luc " Pire Enfants cachés, les larmes sous le masque ", et " Ixelles se raconte " ; " L'enfance brisée ", " Comptes d'une mort annoncée, les spoliations des Juifs en Belgique ", " Diamantaires, l'univers & les coulisses d'une passion ", entre autres, aux éditions Labor. Elle a aussi collaboré à divers ouvrages collectifs. Licenciée en journalisme et communications sociales et titulaire d'un master en Relations Internationales, Viviane Teitelbaum est députée régionale bruxelloise depuis 2004, chef de groupe au conseil communal d'Ixelies depuis 2006 et Présidente des femmes MRLB depuis 2007.

Avis des clients

Jumat, 18 Desember 2015

Téléchargement gratuit Dictionnaire amoureux de la Belgique [Format Kindle]

Dictionnaire amoureux de la Belgique [Format Kindle]

Téléchargement gratuit Maintenant


Description


La Belgique en 250 entrées, soit autant de déclinaisons très sentimentales d'un pays souverainement sans pareil. <br />
Ce livre est un vagabondage sentimental à travers la Belgique d'hier et d'aujourd'hui, ainsi qu'une vibrante célébration de ses personnalités les plus connues et de ses figures les plus méconnues. Roland de Lassus, Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Léopold II, Félicien Rops, Émile Verhaeren, Georges Simenon, Hergé, René Magritte, Jacques Brel, Eddy Merckx, Jean-Claude Van Damme, Amélie Nothomb, les frères Dardenne, Simon Leys, Justine Henin, Stromae... eux et des dizaines d'autres, ils sont tous là, au même titre que de drôles de personnages comme Clément Doucet, l'énorme complice de Jean Wiéner, ou Louis Hennepin, le premier homme à avoir atteint les sources du Mississipi.
Mais la Belgique ne serait pas ce qu'elle est sans ses grands mythes : le surréalisme et le fantastique, les béguinages et les châteaux, les Schtroumpfs et les belgicismes, le chocolat et la bière, les moules et les frites, les vacances au littoral et celles dans les Ardennes, la balle pelote et les courses cyclistes, Quick et Flupke, Anderlecht et le Standard... Et puis toutes ces villes (Bruxelles, Liège, Anvers, Bruges ou Ostende), et toutes ces choses bizarres, parfois secrètes et mystérieuses, qu'on ne trouve nulle part ailleurs : les Agathopèdes, la fête des chats, la guerre de la vache, la pataphonie... Vagabondage libre, passionnel et ardent, auquel sont également mêlés quelques étrangers de renom tels que Victor Hugo, Karl Marx ou Giacomo Puccini, qui ont droit chacun à une entrée.

Avis des clients


3 étoiles sur 5 A compléter !
Freddy Gosselet

Je suis Belge, Wallon par mes parents, Katangais par mon lieu de naissance et Bruxellois d'adoption. Bref, un "zinneke" comme on dit chez nous "une fois". Parce que, depuis Coluche (que j'aime beaucoup), la Belgique est à la mode ! De New York à Paris, de Montréal à Amsterdam, les Belges sont "in" ! Ce dictionnaire est donc bien dans l'air du temps. Dans l'ensemble, cet ouvrage est plaisant. Je reproche ici un certain parti-pris de la part de l'auteur. Quelques exemples : Pourquoi une triple entrée Hergé, Tintin, Quick et Flupke ? Double entrée pour Peyo et ses Schtroumfs ? Idem pour E.P. Jacobs et la Marque jaune ? A l'inverse, pas d'entrée propre à Gaston du génial André Franquin. Voilà pour la B.D. Adamo, Brel, Cordy sont présents mais où sont Maurane ou Arno ? Où sont André Cools et Julien Lahaut, seus politiciens assassinés en Belgique ? Côté théâtre, rien, ni Mademoiselle Beulemans, ni aucun acteur connu... Côté cinéma, il n'y a pas que des Dardenne et Poelvoorde ! Où sont des Cécile de France, Jan Decleir (Daens) ou Marie Gillain ? En radio, triste oubli du grand Luc Varenne. En sport, où son passés Ivo Van et le mémorial du même nom ? Et Jacky Ickx ? Et Dirk Tournesol Frimouth ? De la Chimay, mais point d'Orval ! Enfin, et non des moindres pas d'entrée pour le Roi Philippe !

4 étoiles sur 5 Un dictionnaire amoureux partial et plaisant
jean-marie lambert

C'est la loi du genre des "dictionnaires amoureux":ils sont toujours partiels et souvent partiaux,et ne prétendent ni à l'objectivité ni à l'exhaustivité (au contraire des dictionnaires de Bouquins/Laffont,par exemple).Le dictionnaire écrit par Jean-Baptiste Baronian est le fruit d'un long amour de la Belgique culturelle,et l'on ne s'étonnera pas que la part belle soit faite à la littérature (de Hugo à Simenon,en passant par Jean Ray et Henri Vernes,illustre créateur de Bob Morane) et à la musique :d'Ysaye à...Stromae en passant par Soeur Sourire,les notices consacrées aux compositeurs et interprètes sont belles (Pousseur,Boesmans,Van Dam...)même si l'on constate un recul inhabituel sur Jacques Brel.Très bonnes entrées sur les arts plastiques (Rubens,Ensor,Broodthaers...)avec curieusement peu de choses sur les Primitifs Flamands.Et le sport n'est pas oublié:le vélo bien sûr,mais aussi Goethals et Justine Henin.Les notices ne manquent pas d'humour et le style est enlevé.Les lieux attendus s'y trouvent,bien sûr.Peu de choses sur la politique et curieusement la BD n'est pas très développée;Baronian avoue avec honnêteté ne pas avoir de goût particulier pour le neuvième art.Agréablement écrit et bien composé,instructif et plaisant,livre recommandé ,très "culturel",dont le peuple est quelque peu absent;il doit être complété par l'excellent "mal du pays" de Patrick Roegiers,qui obéit aussi au principe du dictionnaire.

3 étoiles sur 5 Complet, intéressant, mais lecture un peu fastidieuse
Isilwen1524

Cet épais volume consacré à la Belgique explore des thèmes divers, variés et souvent très intéressants, mais se perd dans de nombreuses digressions. L'auteur aime donner des anecdotes personnelles ou partir dans de longues réflexions et le lecteur doit parfois s'accrocher pour pouvoir le suivre. Heureusement, et c'est le concept des Dictionnaires amoureux, la lecture peut se faire dans un ordre aléatoire; le lecteur peut piocher parmi les définitions et n'en lire que quelques unes à la fois, ce qui rend la lecture un peu plus digeste.

3 étoiles sur 5 sympa et chaleureux...
elisabeth perreaux-forest

comme un belge !! instructif et bien documenté on le lit comme un roman et on pourra sans doute s'y reporter avec plaisr plus tard... à garder

Rabu, 16 Desember 2015

Lire En Ligne Dictionnaire amoureux de la Belgique

Dictionnaire amoureux de la Belgique

Télécharger Maintenant


Description


Ce livre est un vagabondage sentimental à travers la Belgique d'hier et d'aujourd'hui, ainsi qu'une vibrante célébration de ses personnalités les plus connues et de ses figures les plus méconnues. Roland de Lassus, Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Léopold II, Félicien Rops, Émile Verhaeren, Georges Simenon, Hergé, René Magritte, Jacques Brel, Eddy Merckx, Jean-Claude Van Damme, Amélie Nothomb, les frères Dardenne, Simon Leys, Justine Henin, Stromae... eux et des dizaines d'autres, ils sont tous là, au même titre que de drôles de personnages comme Clément Doucet, l'énorme complice de Jean Wiéner, ou Louis Hennepin, le premier homme à avoir atteint les sources du Mississipi. Mais la Belgique ne serait pas ce qu'elle est sans ses grands mythes : le surréalisme et le fantastique, les béguinages et les châteaux, les Schtroumpfs et les belgicismes, le chocolat et la bière, les moules et les frites, les vacances au littoral et celles dans les Ardennes, la balle pelote et les courses cyclistes, Quick et Flupke, Anderlecht et le Standard... Et puis toutes ces villes (Bruxelles, Liège, Anvers, Bruges ou Ostende), et toutes ces choses bizarres, parfois secrètes et mystérieuses, qu'on ne trouve nulle part ailleurs : les Agathopèdes, la fête des chats, la guerre de la vache, la pataphonie... Vagabondage libre, passionnel et ardent, auquel sont également mêlés quelques étrangers de renom tels que Victor Hugo, Karl Marx ou Giacomo Puccini, qui ont droit chacun à une entrée.

Avis des clients


0 étoiles sur 5 A compléter !
Freddy Gosselet

Je suis Belge, Wallon par mes parents, Katangais par mon lieu de naissance et Bruxellois d'adoption. Bref, un "zinneke" comme on dit chez nous "une fois". Parce que, depuis Coluche (que j'aime beaucoup), la Belgique est à la mode ! De New York à Paris, de Montréal à Amsterdam, les Belges sont "in" ! Ce dictionnaire est donc bien dans l'air du temps. Dans l'ensemble, cet ouvrage est plaisant. Je reproche ici un certain parti-pris de la part de l'auteur. Quelques exemples : Pourquoi une triple entrée Hergé, Tintin, Quick et Flupke ? Double entrée pour Peyo et ses Schtroumfs ? Idem pour E.P. Jacobs et la Marque jaune ? A l'inverse, pas d'entrée propre à Gaston du génial André Franquin. Voilà pour la B.D. Adamo, Brel, Cordy sont présents mais où sont Maurane ou Arno ? Où sont André Cools et Julien Lahaut, seus politiciens assassinés en Belgique ? Côté théâtre, rien, ni Mademoiselle Beulemans, ni aucun acteur connu... Côté cinéma, il n'y a pas que des Dardenne et Poelvoorde ! Où sont des Cécile de France, Jan Decleir (Daens) ou Marie Gillain ? En radio, triste oubli du grand Luc Varenne. En sport, où son passés Ivo Van et le mémorial du même nom ? Et Jacky Ickx ? Et Dirk Tournesol Frimouth ? De la Chimay, mais point d'Orval ! Enfin, et non des moindres pas d'entrée pour le Roi Philippe !

0 étoiles sur 5 Un dictionnaire amoureux partial et plaisant
jean-marie lambert

C'est la loi du genre des "dictionnaires amoureux":ils sont toujours partiels et souvent partiaux,et ne prétendent ni à l'objectivité ni à l'exhaustivité (au contraire des dictionnaires de Bouquins/Laffont,par exemple).Le dictionnaire écrit par Jean-Baptiste Baronian est le fruit d'un long amour de la Belgique culturelle,et l'on ne s'étonnera pas que la part belle soit faite à la littérature (de Hugo à Simenon,en passant par Jean Ray et Henri Vernes,illustre créateur de Bob Morane) et à la musique :d'Ysaye à...Stromae en passant par Soeur Sourire,les notices consacrées aux compositeurs et interprètes sont belles (Pousseur,Boesmans,Van Dam...)même si l'on constate un recul inhabituel sur Jacques Brel.Très bonnes entrées sur les arts plastiques (Rubens,Ensor,Broodthaers...)avec curieusement peu de choses sur les Primitifs Flamands.Et le sport n'est pas oublié:le vélo bien sûr,mais aussi Goethals et Justine Henin.Les notices ne manquent pas d'humour et le style est enlevé.Les lieux attendus s'y trouvent,bien sûr.Peu de choses sur la politique et curieusement la BD n'est pas très développée;Baronian avoue avec honnêteté ne pas avoir de goût particulier pour le neuvième art.Agréablement écrit et bien composé,instructif et plaisant,livre recommandé ,très "culturel",dont le peuple est quelque peu absent;il doit être complété par l'excellent "mal du pays" de Patrick Roegiers,qui obéit aussi au principe du dictionnaire.

0 étoiles sur 5 Complet, intéressant, mais lecture un peu fastidieuse
Isilwen1524

Cet épais volume consacré à la Belgique explore des thèmes divers, variés et souvent très intéressants, mais se perd dans de nombreuses digressions. L'auteur aime donner des anecdotes personnelles ou partir dans de longues réflexions et le lecteur doit parfois s'accrocher pour pouvoir le suivre. Heureusement, et c'est le concept des Dictionnaires amoureux, la lecture peut se faire dans un ordre aléatoire; le lecteur peut piocher parmi les définitions et n'en lire que quelques unes à la fois, ce qui rend la lecture un peu plus digeste.

0 étoiles sur 5 sympa et chaleureux...
elisabeth perreaux-forest

comme un belge !! instructif et bien documenté on le lit comme un roman et on pourra sans doute s'y reporter avec plaisr plus tard... à garder

Jumat, 11 Desember 2015

Téléchargement gratuit La coupe d'Hygie : Médecine et chimie dans l’Antiquité

La coupe d'Hygie : Médecine et chimie dans l’Antiquité

Télécharger Maintenant


Description


Muriel Pardon-Labonnelie est Maître de conférence en langue et littérature latines à l’Université de Bourgogne, membre du LAMS.

Avis des clients

Selasa, 08 Desember 2015

Télécharger ALMANIAK TOUT SUR LES USA EN 365 JOURS 2016

ALMANIAK TOUT SUR LES USA EN 365 JOURS 2016

Téléchargement gratuit Maintenant


Description


Cet Almaniak présente de nombreuses rubriques pour tout connaître de la première puissance mondiale : territoire et patrimoine, histoire et politique, institutions, mode de vie, culture et divertissement, entreprises multinationales,...
Vous découvrirez ainsi par exemple : d'où viennent les donuts, comment est né le rap, qui sont les Amish, ou encore quelle est l'origine de la devise nationale américaine.
Et aussi sur chaque fiche : une oeuvre (film, livre, chanson, série télévisée...) qui illustre le thème du jour.
L'Amérique n'aura plus de secrets pour vous !
Malin : une fois détachées, conservez vos fiches dans l'étui de votre Almaniak.
Format 11,5 x 14,7 cm / 640 pages

Avis des clients


0 étoiles sur 5 Cadeau
ZELDAS

Collection de calendriers superbe.Achat tous les ans et pas de problème.A recommander, très instructif,Tous les thèmes proposés sont intéressants

Minggu, 06 Desember 2015

Lire En Ligne Le Choc des civilisations

Le Choc des civilisations

Télécharger Maintenant


Description


Un pavé dans la mare. Les propos de Samuel Huntington ont souvent été controversés, critiqués : il est vrai que son interprétation de l'évolution de la politique mondiale et des relations internationales est percutante. Les chocs entre civilisations représentent la principale menace pour la paix dans le monde, mais ils sont aussi, au sein d'un ordre international désormais fondé sur les civilisations, le garde-fou le plus sûr contre une guerre mondiale. D'après l'auteur, la géopolitique mondiale ne se lit plus dans l'opposition idéologique - comme ce fut le cas entre les deux blocs de la guerre froide -, mais dans des conflits et des oppositions entre grandes civilisations, regroupées par affinités culturelles. Les mots peuvent choquer : l'auteur questionne le possible déclin de l'Occident face à la montée en puissance économique et démographique des pays d'Asie (Chine et Inde) et face à l'islam. Mais le raisonnement se fait plus profond, plus convaincant : la mondialisation n'entraîne pas une uniformisation des civilisations, mais renforce des pôles majeurs, suscite des nouvelles concurrences, alliances et oppositions. Il propose à un public averti un cadre général à la compréhension de la politique globale à l'aube du XXIe siècle. --Mattieu Reno
--Ce texte fait référence à l'édition







.


Avis des clients


0 étoiles sur 5 Un ouvrage tout aussi dénaturé par ses partisans que par ses détracteurs
Semper Victor

Considérant que l'on a tellement parlé de ce livre que l'on a finit par oublier de le lire, je me suis lancé dans les 500 pages de son édition en poche (Odile Jacob). Écrit il y a 14 ans déjà, « Le choc des civilisations » est un livre capital pour comprendre le début du XXIe siècle, car il a profondément influé - c'est indéniable - la nature des relations internationales depuis la fin de la guerre froide, tant par l'adhésion parfois caricaturale qu'il a généré chez certains ou le rejet parfois lui aussi teinté d'incompréhension qu'il a provoqué ailleurs. Quoi que l'on en pense (du bien ou du mal), le livre d'Huntington est un ouvrage important pour appréhender notre monde.Je retiens par exemple (page 18) : « Les Occidentaux doivent admettre que leur civilisation est unique mais pas universelle et s'unir pour lui redonner vigueur contre les défis posés par les sociétés non occidentales. Nous éviterons une guerre généralisée entre civilisations si, dans le monde entier, les chefs politiques admettent que la politique globale est devenue multicivilisationelle et coopèrent à préserver cet état de fait ».Ou encore page 61, sur l'apogée de l'Occident : « L'Occident a vaincu le monde non parce que ses idées, ses valeurs, sa religion étaient les supérieures (rares ont été les membres d'autres civilisations à se convertir) mais plutôt par sa supériorité à organiser la violence organisée. Les Occidentaux l'oublient souvent, mais les non-Occidentaux jamais.Lire la suite ›

0 étoiles sur 5 Le déclin de l'occident
Jean-paul Lacharme

L'ouvrage de Samuel Huntington (1927-2008), publié en 1996, n'a connu de succès auprès du grand public qu'après le 11 septembre 2001, lorsque les thuriféraires de l'administration Bush l'annexèrent à leur propagande pour justifier leurs guerres criminelles. En fait, à le lire, on peut vérifier que l'ouvrage souvent nuancé ne mérite pas ce parrainage sulfureux. L'idée maitresse et originale développée par l'auteur est bâtie autour de l'importance du concept de civilisation comme facteur essentiel de distinction des blocs géopolitiques et ces civilisations seraient portées grosso modo par les grandes religions. On peut trouver la démonstration insuffisante, mais son développement n'en est pas moins intéressant. A l'examiner de près, elle est peut-être vraie en moyenne bien qu'on puisse trouver une multitude de cas particuliers qui l'invalident. Peu importe ! Ce sont là des sciences sociales, pas de la physique.Pour faire vite, trois axes émergent plus particulièrement de ce gros livre (548 pages) : l'émergence de la Chine, celle de l'Islam, et le déclin de l'occident qui renvoie à des auteurs plus anciens (Toynbee, Spengler), mais de façon plus concrète. Les conflits récents de la fin du XXème siècle sont particulièrement bien analysés au travers d'une grille de concepts élaborés par l'auteur : notions de centre dominant, d'État-phare, et d'échelon d'influence (p.411).Lire la suite ›

0 étoiles sur 5 Excellent, prophétique et humble.
Pittdo

Le livre est brillant, sa thèse tient toujours quasiment 20 ans après. Page 38, Huntington prédit la possibilté d'une séparation de l'Ukraine en deux entités selon une ligne de partage civilisationnelle entre les Uniates et les Orthodoxes. C'est bluffant au regard de ce qui s'y passe aujourd'hui. Par ailleurs, je vous invite à lire cet ouvrage car 99% des gens qui en parlent ne l'ont jamais ouvert, surtout ceux qui le critiquent. Quant à ceux qui disent que ce livre a justifié la politique américaine des croisades de Bush Jr (Libé comme les bas-fonds complotistes internet), Huntington dit exactement l'inverse : il invite l'Occident à l'humilité et la prudence expliquant que notre Civilisation est unique mais pas universelle, donc non exportable. Et modernisation n'est pas occidentalisation car comme il le rappelle, "l'essence de l'Occident c'est le droit, pas le McDo".

0 étoiles sur 5 un bon livre ... qui surestime l'explication culturelle

l'ouvrage de huntington sur le choc des civilastions a été l'un des plus commentés ces dernières années dans le domaine des relations internationales. A juste titre car l'auteur développe une thèse originale et bien documentée : après les affrontements idéologiques (communisme contre démocratie et économie de marché), les nouvelles conflictualités sont de plus en plus centrés sur des oppositions entre groupes culturels . Et comment nier le bien fondé de cette analyse : n'y a-t-il pas eu depuis la fin de la guerre froide une recrudescence de conflits "culturels"? Conflits ethniques dans l'Afrique des grands lacs, guerres yougoslaves, terrorisme islamiste... Et son analyse des difficultés de l'Australie à intégrer la culture asiatique, ainsi que sa définition des Etats-phares de chaque civilisation sont très pertinentes.Reste qu'il me semble que huntington surestime la variable culturelle, et en fait le facteur principal des conflits à venir. Or on peut nuancer cette vision: les raisons profondes des conflits africains sont-elles vraiment ethniques? Le terrorisme d'Al Qaeda est-il la preuve d'un inévitable affrontement civilisationnel? Les causes classiques des guerres (ressources, zones d'influence, délimitation des frontières etc.) ne restent-elles pas les plus pertinentes?On peut également critiquer la délimitation, parfois surprenante, que fait l'auteur des zones civilationnelles qu'il distingue.Dans l'ensemble, il reste un ouvrage d'un grande qualité, dont on fait souvent, à tort, une analyse caricaturale. Bref, un classique indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aux relations internationales.

Kamis, 03 Desember 2015

Télécharger Le Choc des civilisations [Format Kindle]

Le Choc des civilisations [Format Kindle]

Lire En Ligne Maintenant


Description


Un pavé dans la mare. Les propos de Samuel Huntington ont souvent été controversés, critiqués : il est vrai que son interprétation de l'évolution de la politique mondiale et des relations internationales est percutante. Les chocs entre civilisations représentent la principale menace pour la paix dans le monde, mais ils sont aussi, au sein d'un ordre international désormais fondé sur les civilisations, le garde-fou le plus sûr contre une guerre mondiale. D'après l'auteur, la géopolitique mondiale ne se lit plus dans l'opposition idéologique - comme ce fut le cas entre les deux blocs de la guerre froide -, mais dans des conflits et des oppositions entre grandes civilisations, regroupées par affinités culturelles. Les mots peuvent choquer : l'auteur questionne le possible déclin de l'Occident face à la montée en puissance économique et démographique des pays d'Asie (Chine et Inde) et face à l'islam. Mais le raisonnement se fait plus profond, plus convaincant : la mondialisation n'entraîne pas une uniformisation des civilisations, mais renforce des pôles majeurs, suscite des nouvelles concurrences, alliances et oppositions. Il propose à un public averti un cadre général à la compréhension de la politique globale à l'aube du XXIe siècle. --Mattieu Reno

Avis des clients


4 étoiles sur 5 Un ouvrage tout aussi dénaturé par ses partisans que par ses détracteurs
Semper Victor

Considérant que l'on a tellement parlé de ce livre que l'on a finit par oublier de le lire, je me suis lancé dans les 500 pages de son édition en poche (Odile Jacob). Écrit il y a 14 ans déjà, « Le choc des civilisations » est un livre capital pour comprendre le début du XXIe siècle, car il a profondément influé - c'est indéniable - la nature des relations internationales depuis la fin de la guerre froide, tant par l'adhésion parfois caricaturale qu'il a généré chez certains ou le rejet parfois lui aussi teinté d'incompréhension qu'il a provoqué ailleurs. Quoi que l'on en pense (du bien ou du mal), le livre d'Huntington est un ouvrage important pour appréhender notre monde.Je retiens par exemple (page 18) : « Les Occidentaux doivent admettre que leur civilisation est unique mais pas universelle et s'unir pour lui redonner vigueur contre les défis posés par les sociétés non occidentales. Nous éviterons une guerre généralisée entre civilisations si, dans le monde entier, les chefs politiques admettent que la politique globale est devenue multicivilisationelle et coopèrent à préserver cet état de fait ».Ou encore page 61, sur l'apogée de l'Occident : « L'Occident a vaincu le monde non parce que ses idées, ses valeurs, sa religion étaient les supérieures (rares ont été les membres d'autres civilisations à se convertir) mais plutôt par sa supériorité à organiser la violence organisée. Les Occidentaux l'oublient souvent, mais les non-Occidentaux jamais. En 1910 le monde était bien plus unifié politiquement et économiquement qu'à n'importe quel autre moment dans l'histoire de l'Humanité ».Le chapitre sur les langues m'a passionné, notamment la réfutation des arguments faisant de l'anglais une langue mondiale : « En ce sens l'anglais est le mode de communication interculturel mondial, comme le calendrier chrétien est le mode mondial de découpage du temps, les chiffres arabes le mode mondial de numérotation et le système métrique, en grande partie, le mode mondial de mesure. Cependant on utilise l'anglais comme mode de communication interculturel. Le présuppose donc des cultures distinctes. C'est un outil de communication, pas un vecteur d'identité, ni un lien communautaire. Le fait qu'un banquier japonais et un homme d'affaire indonésien se parlent en anglais n'implique pas qu'ils soient anglicisés ou occidentalisés. De même pour les Suisses germanophones et francophones : ils communiquent entre eux aussi bien en anglais que dans l'une ou l'autre de leurs langues nationales » (page 77).Ou (page 141) : « En ce sens, le renouveau des religions non-occidentales est la manifestation la plus puissante de l'anti-occidentalisme dans les sociétés non occidentales. Ce renouveau n'est pas un rejet de la modernité ; c'est un rejet de l'Occident et de la culture laïque, relativiste, dégénérée qui est associée à l'Occident (...) C'est une déclaration d'indépendance culturelle vis à vis de l'Occident, une affirmation fière : nous serons modernes, mais nous ne serons pas vous ! ».En en guise de conclusion (page 480) : « Le multiculturalisme menace de l'intérieur les États-Unis et l'Occident ; l'universalisme menace l'Occident et le monde. Ces deux tendances nient chacune le caractère unique de la culture occidentale. Les monoculturalistes veulent que le monde soit comme l'Amérique. Les multiculturalistes veulent que l'Amérique soit comme le monde. Une Amérique multiculturelle est impossible parce qu'une Amérique non occidentale ne peut-être américaine. Un mode multiculturel est inévitable parce qu'un empire mondial est impossible. La sauvegarde des États-Unis et de l'Occident doit passer par le renouveau de l'identité occidentale. La sécurité du monde ne se conçoit pas sans l'acceptation de la pluralité des cultures ».Au bout du compte, le livre d'Huntington, qui trouve dans la « Grammaire des Civilisations » de notre Braudel pas mal de son « carburant » est un livre passionnant et pose les bonnes questions. Il a malheureusement été autant dénaturé dans ses transpositions politiques par ses détracteurs que par ses partisans. Lire la suite ›

5 étoiles sur 5 Le déclin de l'occident
Jean-paul Lacharme

L'ouvrage de Samuel Huntington (1927-2008), publié en 1996, n'a connu de succès auprès du grand public qu'après le 11 septembre 2001, lorsque les thuriféraires de l'administration Bush l'annexèrent à leur propagande pour justifier leurs guerres criminelles. En fait, à le lire, on peut vérifier que l'ouvrage souvent nuancé ne mérite pas ce parrainage sulfureux. L'idée maitresse et originale développée par l'auteur est bâtie autour de l'importance du concept de civilisation comme facteur essentiel de distinction des blocs géopolitiques et ces civilisations seraient portées grosso modo par les grandes religions. On peut trouver la démonstration insuffisante, mais son développement n'en est pas moins intéressant. A l'examiner de près, elle est peut-être vraie en moyenne bien qu'on puisse trouver une multitude de cas particuliers qui l'invalident. Peu importe ! Ce sont là des sciences sociales, pas de la physique.Pour faire vite, trois axes émergent plus particulièrement de ce gros livre (548 pages) : l'émergence de la Chine, celle de l'Islam, et le déclin de l'occident qui renvoie à des auteurs plus anciens (Toynbee, Spengler), mais de façon plus concrète. Les conflits récents de la fin du XXème siècle sont particulièrement bien analysés au travers d'une grille de concepts élaborés par l'auteur : notions de centre dominant, d'État-phare, et d'échelon d'influence (p.411). Les lecteurs pressés sauteront directement au chapitre XII de conclusion : l'auteur y explique sans ambigüité que la croyance occidentale en la vocation universelle de sa culture est fausse, immorale et dangereuse et que tout État-phare doit s'abstenir d'intervenir dans les conflits survenant dans une civilisation autre que la leur. Entre autre.Il y a cependant quelques manques. Parmi ceux-ci, quelques questions importantes : que serait l'Occident sans le christianisme ? (voyez une réponse, celle de Comte-Sponville dans « L'esprit de l'athéisme »). De même, l'exposé de la stratégie ancienne de prédation minière (pétrolière) des États-Unis est très peu présente. Sous évalué également, le militarisme outrancier qui devait s'installer après 2001 et le risque que fait courir à l'intérieur la mise en place d'un état sécuritaire policier (torture, surveillance et fichage massif, détention illimitée sans jugement, normalisation des médias) sur les valeurs morales de l'Occident, toutes choses agissant peut-être comme causes profondes à côté des mécanismes exposés dans l'ouvrage. Mais cela reste un très bon livre même si on en n'approuve pas toutes les thèses. Lire la suite ›

5 étoiles sur 5 Excellent, prophétique et humble.
Pittdo

Le livre est brillant, sa thèse tient toujours quasiment 20 ans après. Page 38, Huntington prédit la possibilté d'une séparation de l'Ukraine en deux entités selon une ligne de partage civilisationnelle entre les Uniates et les Orthodoxes. C'est bluffant au regard de ce qui s'y passe aujourd'hui. Par ailleurs, je vous invite à lire cet ouvrage car 99% des gens qui en parlent ne l'ont jamais ouvert, surtout ceux qui le critiquent. Quant à ceux qui disent que ce livre a justifié la politique américaine des croisades de Bush Jr (Libé comme les bas-fonds complotistes internet), Huntington dit exactement l'inverse : il invite l'Occident à l'humilité et la prudence expliquant que notre Civilisation est unique mais pas universelle, donc non exportable. Et modernisation n'est pas occidentalisation car comme il le rappelle, "l'essence de l'Occident c'est le droit, pas le McDo".

4 étoiles sur 5 un bon livre ... qui surestime l'explication culturelle

l'ouvrage de huntington sur le choc des civilastions a été l'un des plus commentés ces dernières années dans le domaine des relations internationales. A juste titre car l'auteur développe une thèse originale et bien documentée : après les affrontements idéologiques (communisme contre démocratie et économie de marché), les nouvelles conflictualités sont de plus en plus centrés sur des oppositions entre groupes culturels . Et comment nier le bien fondé de cette analyse : n'y a-t-il pas eu depuis la fin de la guerre froide une recrudescence de conflits "culturels"? Conflits ethniques dans l'Afrique des grands lacs, guerres yougoslaves, terrorisme islamiste... Et son analyse des difficultés de l'Australie à intégrer la culture asiatique, ainsi que sa définition des Etats-phares de chaque civilisation sont très pertinentes.Reste qu'il me semble que huntington surestime la variable culturelle, et en fait le facteur principal des conflits à venir. Or on peut nuancer cette vision: les raisons profondes des conflits africains sont-elles vraiment ethniques? Le terrorisme d'Al Qaeda est-il la preuve d'un inévitable affrontement civilisationnel? Les causes classiques des guerres (ressources, zones d'influence, délimitation des frontières etc.) ne restent-elles pas les plus pertinentes?On peut également critiquer la délimitation, parfois surprenante, que fait l'auteur des zones civilationnelles qu'il distingue.Dans l'ensemble, il reste un ouvrage d'un grande qualité, dont on fait souvent, à tort, une analyse caricaturale. Bref, un classique indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aux relations internationales.