Rabu, 30 Desember 2015

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Juste après dresseuse d'ours

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Description


Kafka, Jarry, Jaddo

On entend souvent dire : «Pour être médecin, faut avoir la vocation.» La vocation ? Connais pas. Jamais vu. Personne ne me l'a jamais présentée. Et jamais je n'ai entendu aucun médecin et aucun(e) étudiant(e) me dire qu'il ou elle «l'avait». J'en ai entendu beaucoup, en revanche, me dire qu'ils avaient autre chose. Sur le coeur. Et qu'ils auraient bien voulu avoir un lieu, un moment, pour vider leur sac.
En général, quand on devient médecin, on porte en soi tout un tas de sentiments mêlés. De la peur, de la stupeur, du dégoût, de la colère. Contre soi-même, souvent. Et, aussi souvent, parce qu'on n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui nous travaille, parce qu'on n'arrive pas à dire les bons mots, souvent on éprouve une brusque et terrible envie de taper sur quelqu'un. Quelqu'un de très con. Un prof ou un chef de service ou simplement un autre étudiant d'un ou l'autre sexe, un peu plus âgé(e) que soi. Mais qui nous a fait faire quelque chose, dire quelque chose, assister à quelque chose dont on aurait pu se passer.
Parce que voyez-vous, pour devenir médecin (je veux dire : pour avoir le titre, la position, le diplôme et la liberté-de-prescrire-de-manière-indépendante), d'abord, il faut apprendre. Et pour apprendre, on passe par l'hôpital et on se mêle à des gens formidables (des infirmiers/ères, des médecins) qui aimeraient bien soigner, et qui voudraient soigner bien, mais qui en sont empêchés par une toute petite clique d'empêcheurs de soigner en coeur, des malfaisants - parfois seulement plus bêtes que méchants, mais malheureusement si bien placés qu'ils transforment l'hôpital, ce lieu de soins, en un lieu de torture - pour les patients, mais aussi pour les soignants de bonne volonté.
L'hôpital c'est... comment dire ? C'est Le Château, de Franz Kafka. Le pauvre Joseph K. n'y est pas entré, mais les étudiants en médecine, externes, internes, y passent un tiers de leur jeune vie avant de décrocher leur diplôme. Et à l'intérieur du Château... eh bien, c'est comme dans du Kafka. L'absurdité des situations, la méchanceté inique et gratuite de certains mandarins en place ou en puissance, les certificats qui ne veulent rien dire, les dossiers qu'on ne trouve pas (ou dont on trouve deux exemplaires qui ne peuvent pas appartenir à la même personne, alors lequel est le bon ?), les «Viens que je te montre une belle tumeur», les «Faut que je te parle» menaçants qui font frémir («Est-ce que j'ai tué quelqu'un hier ?») et qui se révèlent être une mesquinerie à la mesure de la hiérarchie ubuesque des imbus en blouse blanche - oui, c'est Kafka et Jarry, tout à la fois. Aujourd'hui. En pas moins grinçant.
Quand on lit l'hôpital et l'apprentissage de la médecine dans le blog de Jaddo, on se dit qu'apprendre à devenir médecin, c'est pas seulement ardu, intellectuellement parlant, c'est aussi périlleux, émotionnellement. On court, chaque jour, le risque de péter un câble, de saisir le bassin (ce truc sur lequel on imposait autrefois aux patients alités d'uriner comme si c'était possible... Quoi ? Pas seulement autrefois ? Il y en a encore ?) et de le balancer à la gueule de celui ou de celle qui vient de dire une connerie, de lancer une ignominie, d'infliger sa maltraitance quotidienne.
En la lisant, on se dit que pour faire médecine, il faut avoir le coeur bien accroché. Il faut savoir se retenir de taper. Transformer les cris refoulés en paroles et en gestes de soin, vers celles et ceux qui en ont besoin. Et c'est dur. Comme d'essayer d'avoir l'âme en paix dans un pays en guerre.

Avis des clients


0 étoiles sur 5 A ne pas manquer ! j'adore !
B. Julie

c'est drôle et on passe un très bon moment à lire ce petit bijou !on ne voit plus son médecin généraliste de la même façon ...Je recommande chaudement !

0 étoiles sur 5 De la médecine drôle, touchante et humaine
S. Fraize

Je connaissais le blog de Jaddo et je suis très heureux qu'elle ait sorti ce livre que j'ai dévoré.Elle nous livre par petites touches des moments de vérité, de grandeur, de tristesse ou de drôlerie, offrant ainsi un visage très humain à la médecine d'aujourd'hui.L'écriture est vraiment savoureuse, souvent désopilante, parfaitement accessible aux non médecins. Elle lève ainsi le voile sur un monde méconnu des patients que nous sommes : les réalités de celui qui est à l'autre bout du stéthoscope.Jaddo est le médecin que nous aimerions tous avoir.

0 étoiles sur 5 un indispensable, salutaire et humain !
Laure

Jaddo, c'est d'abord l'auteur d'un blog, qui chronique son quotidien de jeune médecin généraliste remplaçante, mais qui revient aussi sur ses études, son externat, son internat, les grands chefs, et les malades, tout le monde en prend pour son grade, et c'est justifié. De ce blog un éditeur a fait un livre, préfacé par Martin Winckler, car bien sûr on ne peut s'empêcher de penser à La maladie de Sachs, aux Trois Médecins, etc. Ce qui ressort de ce livre, outre l'humour et la sensibilité de la perception des situations, c'est l'absurdité, l'agacement, la colère, la bêtise. On pense médecine humaniste et égale pour tous, on gère des trucs invraisemblables. Le livre de Jaddo remet un peu d'humanité et de bon sens là où il n'y en a plus guère, et c'est salutaire. On devrait offrir ce livre à tous les patients (pardon, clients consommateurs qui y ont droit parce qu'ils cotisent) et à tous les décideurs.Un bon moment « tranches de vie », agréable à lire et qui vous ouvre les yeux.

0 étoiles sur 5 JADDO, J'ADDOre ton livre!
MFAF

Super livre, se lit très facilement, on est ému, on sourit, on réfléchit... très bien écrit et surtout, tellement vrai! Je recommande. En plus on peut facilement lire juste un chapitre, le reprendre plus tard...

0 étoiles sur 5 Une lecture rafraîchissante
Brice

On me demande souvent mon avis sur les blogs médicaux, ou les bouquins écrits par des médecins, remplis d'anecdotes, les mêmes qu'on nous demande toujours de raconter à table pour pimenter les discussions d'un repas un peu morne, comme pour se rassurer, comme si un malheur arrivé à d'autres allait du coup nous éviter.Jaddo, je n'avais lu d'elle que quelques articles dont les liens étaient massivement retweetés ou cités par des gens que je suis sur Twitter, et qui appelaient donc, parmi la masse, à un effort de lecture qui toujours en a valu la peine.J'ai dévoré ce recueil de petites histoires, tantôt fraiches, tantôt poilantes, de cette jeune étudiante en médecine devenue interne, aujourd'hui médecin généraliste. Avec une humilité rare chez un médecin, elle raconte les erreurs comme les petites victoires, ayant toujours à coeur que le personnage principal de son recueil, ce soit le patient, et non pas elle.Rarement je suis touché par les lectures qui me confortent dans la vision de mon métier, ou qui ne font que reprendre des points de vue assez universels chez ceux qui travaillent dans le même service (je pense notamment à toutes les chroniques sur les urgences), mais j'ai trouvé chez Jaddo cet amour du métier et cette humanité sans fard qui m'ont ému et sont tombés à point nommé en pleine période de ras-le-bol professionnel.Un livre pour les soignants, surtout, mais pour les patients, aussi, qui se laisse dévorer sans regrets.

0 étoiles sur 5 Oh que j'aime cette vision
mam

"de mon côté le loupiotte", brute et pas toujours douce pour les soignants.Je me suis beaucoup reconnue dans les grands moments de désillusion de Jaddo, et aussi dans ces moments de partage d'émotions uniques qui font la beauté du métier.Je trouve ce livre très proche de la réalité, il montre aussi que les docteurs sont faillibles, parfois parce que pas logiques mais aussi pas forcément parce qu'inhumains mais bien parce qu'humains justement. Etudiants, notre regard peut être dur par rapport à nos maîtres , une fois sur le terrain depuis quelques années, on comprend mieux certaines choses et pas certaines autres.Lire ce livre est, en dehors et c'est déjà énorme d'être source d'un très agréable moment, un raccourci de cette vision étalée sur plusieurs années.A compléter par la lecture du blog.A offrir et s'offrir, lire et relire.Attention, hautement addictif, une fois dedans , on n'a plus envie de le lâcher!

Senin, 28 Desember 2015

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Kafka, Jarry, Jaddo

On entend souvent dire : «Pour être médecin, faut avoir la vocation.» La vocation ? Connais pas. Jamais vu. Personne ne me l'a jamais présentée. Et jamais je n'ai entendu aucun médecin et aucun(e) étudiant(e) me dire qu'il ou elle «l'avait». J'en ai entendu beaucoup, en revanche, me dire qu'ils avaient autre chose. Sur le coeur. Et qu'ils auraient bien voulu avoir un lieu, un moment, pour vider leur sac.
En général, quand on devient médecin, on porte en soi tout un tas de sentiments mêlés. De la peur, de la stupeur, du dégoût, de la colère. Contre soi-même, souvent. Et, aussi souvent, parce qu'on n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui nous travaille, parce qu'on n'arrive pas à dire les bons mots, souvent on éprouve une brusque et terrible envie de taper sur quelqu'un. Quelqu'un de très con. Un prof ou un chef de service ou simplement un autre étudiant d'un ou l'autre sexe, un peu plus âgé(e) que soi. Mais qui nous a fait faire quelque chose, dire quelque chose, assister à quelque chose dont on aurait pu se passer.
Parce que voyez-vous, pour devenir médecin (je veux dire : pour avoir le titre, la position, le diplôme et la liberté-de-prescrire-de-manière-indépendante), d'abord, il faut apprendre. Et pour apprendre, on passe par l'hôpital et on se mêle à des gens formidables (des infirmiers/ères, des médecins) qui aimeraient bien soigner, et qui voudraient soigner bien, mais qui en sont empêchés par une toute petite clique d'empêcheurs de soigner en coeur, des malfaisants - parfois seulement plus bêtes que méchants, mais malheureusement si bien placés qu'ils transforment l'hôpital, ce lieu de soins, en un lieu de torture - pour les patients, mais aussi pour les soignants de bonne volonté.
L'hôpital c'est... comment dire ? C'est Le Château, de Franz Kafka. Le pauvre Joseph K. n'y est pas entré, mais les étudiants en médecine, externes, internes, y passent un tiers de leur jeune vie avant de décrocher leur diplôme. Et à l'intérieur du Château... eh bien, c'est comme dans du Kafka. L'absurdité des situations, la méchanceté inique et gratuite de certains mandarins en place ou en puissance, les certificats qui ne veulent rien dire, les dossiers qu'on ne trouve pas (ou dont on trouve deux exemplaires qui ne peuvent pas appartenir à la même personne, alors lequel est le bon ?), les «Viens que je te montre une belle tumeur», les «Faut que je te parle» menaçants qui font frémir («Est-ce que j'ai tué quelqu'un hier ?») et qui se révèlent être une mesquinerie à la mesure de la hiérarchie ubuesque des imbus en blouse blanche - oui, c'est Kafka et Jarry, tout à la fois. Aujourd'hui. En pas moins grinçant.
Quand on lit l'hôpital et l'apprentissage de la médecine dans le blog de Jaddo, on se dit qu'apprendre à devenir médecin, c'est pas seulement ardu, intellectuellement parlant, c'est aussi périlleux, émotionnellement. On court, chaque jour, le risque de péter un câble, de saisir le bassin (ce truc sur lequel on imposait autrefois aux patients alités d'uriner comme si c'était possible... Quoi ? Pas seulement autrefois ? Il y en a encore ?) et de le balancer à la gueule de celui ou de celle qui vient de dire une connerie, de lancer une ignominie, d'infliger sa maltraitance quotidienne.
En la lisant, on se dit que pour faire médecine, il faut avoir le coeur bien accroché. Il faut savoir se retenir de taper. Transformer les cris refoulés en paroles et en gestes de soin, vers celles et ceux qui en ont besoin. Et c'est dur. Comme d'essayer d'avoir l'âme en paix dans un pays en guerre.

Avis des clients


5 étoiles sur 5 A ne pas manquer ! j'adore !
B. Julie

c'est drôle et on passe un très bon moment à lire ce petit bijou !on ne voit plus son médecin généraliste de la même façon ...Je recommande chaudement !

5 étoiles sur 5 De la médecine drôle, touchante et humaine
S. Fraize

Je connaissais le blog de Jaddo et je suis très heureux qu'elle ait sorti ce livre que j'ai dévoré.Elle nous livre par petites touches des moments de vérité, de grandeur, de tristesse ou de drôlerie, offrant ainsi un visage très humain à la médecine d'aujourd'hui.L'écriture est vraiment savoureuse, souvent désopilante, parfaitement accessible aux non médecins. Elle lève ainsi le voile sur un monde méconnu des patients que nous sommes : les réalités de celui qui est à l'autre bout du stéthoscope.Jaddo est le médecin que nous aimerions tous avoir.

5 étoiles sur 5 un indispensable, salutaire et humain !
Laure

Jaddo, c'est d'abord l'auteur d'un blog, qui chronique son quotidien de jeune médecin généraliste remplaçante, mais qui revient aussi sur ses études, son externat, son internat, les grands chefs, et les malades, tout le monde en prend pour son grade, et c'est justifié. De ce blog un éditeur a fait un livre, préfacé par Martin Winckler, car bien sûr on ne peut s'empêcher de penser à La maladie de Sachs, aux Trois Médecins, etc. Ce qui ressort de ce livre, outre l'humour et la sensibilité de la perception des situations, c'est l'absurdité, l'agacement, la colère, la bêtise. On pense médecine humaniste et égale pour tous, on gère des trucs invraisemblables. Le livre de Jaddo remet un peu d'humanité et de bon sens là où il n'y en a plus guère, et c'est salutaire. On devrait offrir ce livre à tous les patients (pardon, clients consommateurs qui y ont droit parce qu'ils cotisent) et à tous les décideurs.Un bon moment « tranches de vie », agréable à lire et qui vous ouvre les yeux.

5 étoiles sur 5 JADDO, J'ADDOre ton livre!
MFAF

Super livre, se lit très facilement, on est ému, on sourit, on réfléchit... très bien écrit et surtout, tellement vrai! Je recommande. En plus on peut facilement lire juste un chapitre, le reprendre plus tard...

4 étoiles sur 5 Une lecture rafraîchissante
Brice

On me demande souvent mon avis sur les blogs médicaux, ou les bouquins écrits par des médecins, remplis d'anecdotes, les mêmes qu'on nous demande toujours de raconter à table pour pimenter les discussions d'un repas un peu morne, comme pour se rassurer, comme si un malheur arrivé à d'autres allait du coup nous éviter.Jaddo, je n'avais lu d'elle que quelques articles dont les liens étaient massivement retweetés ou cités par des gens que je suis sur Twitter, et qui appelaient donc, parmi la masse, à un effort de lecture qui toujours en a valu la peine.J'ai dévoré ce recueil de petites histoires, tantôt fraiches, tantôt poilantes, de cette jeune étudiante en médecine devenue interne, aujourd'hui médecin généraliste. Avec une humilité rare chez un médecin, elle raconte les erreurs comme les petites victoires, ayant toujours à coeur que le personnage principal de son recueil, ce soit le patient, et non pas elle.Rarement je suis touché par les lectures qui me confortent dans la vision de mon métier, ou qui ne font que reprendre des points de vue assez universels chez ceux qui travaillent dans le même service (je pense notamment à toutes les chroniques sur les urgences), mais j'ai trouvé chez Jaddo cet amour du métier et cette humanité sans fard qui m'ont ému et sont tombés à point nommé en pleine période de ras-le-bol professionnel.Un livre pour les soignants, surtout, mais pour les patients, aussi, qui se laisse dévorer sans regrets.

5 étoiles sur 5 Oh que j'aime cette vision
mam

"de mon côté le loupiotte", brute et pas toujours douce pour les soignants.Je me suis beaucoup reconnue dans les grands moments de désillusion de Jaddo, et aussi dans ces moments de partage d'émotions uniques qui font la beauté du métier.Je trouve ce livre très proche de la réalité, il montre aussi que les docteurs sont faillibles, parfois parce que pas logiques mais aussi pas forcément parce qu'inhumains mais bien parce qu'humains justement. Etudiants, notre regard peut être dur par rapport à nos maîtres , une fois sur le terrain depuis quelques années, on comprend mieux certaines choses et pas certaines autres.Lire ce livre est, en dehors et c'est déjà énorme d'être source d'un très agréable moment, un raccourci de cette vision étalée sur plusieurs années.A compléter par la lecture du blog.A offrir et s'offrir, lire et relire.Attention, hautement addictif, une fois dedans , on n'a plus envie de le lâcher!

Jumat, 25 Desember 2015

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Juste après dresseuse d'ours

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Kafka, Jarry, Jaddo

On entend souvent dire : «Pour être médecin, faut avoir la vocation.» La vocation ? Connais pas. Jamais vu. Personne ne me l'a jamais présentée. Et jamais je n'ai entendu aucun médecin et aucun(e) étudiant(e) me dire qu'il ou elle «l'avait». J'en ai entendu beaucoup, en revanche, me dire qu'ils avaient autre chose. Sur le coeur. Et qu'ils auraient bien voulu avoir un lieu, un moment, pour vider leur sac.
En général, quand on devient médecin, on porte en soi tout un tas de sentiments mêlés. De la peur, de la stupeur, du dégoût, de la colère. Contre soi-même, souvent. Et, aussi souvent, parce qu'on n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui nous travaille, parce qu'on n'arrive pas à dire les bons mots, souvent on éprouve une brusque et terrible envie de taper sur quelqu'un. Quelqu'un de très con. Un prof ou un chef de service ou simplement un autre étudiant d'un ou l'autre sexe, un peu plus âgé(e) que soi. Mais qui nous a fait faire quelque chose, dire quelque chose, assister à quelque chose dont on aurait pu se passer.
Parce que voyez-vous, pour devenir médecin (je veux dire : pour avoir le titre, la position, le diplôme et la liberté-de-prescrire-de-manière-indépendante), d'abord, il faut apprendre. Et pour apprendre, on passe par l'hôpital et on se mêle à des gens formidables (des infirmiers/ères, des médecins) qui aimeraient bien soigner, et qui voudraient soigner bien, mais qui en sont empêchés par une toute petite clique d'empêcheurs de soigner en coeur, des malfaisants - parfois seulement plus bêtes que méchants, mais malheureusement si bien placés qu'ils transforment l'hôpital, ce lieu de soins, en un lieu de torture - pour les patients, mais aussi pour les soignants de bonne volonté.
L'hôpital c'est... comment dire ? C'est Le Château, de Franz Kafka. Le pauvre Joseph K. n'y est pas entré, mais les étudiants en médecine, externes, internes, y passent un tiers de leur jeune vie avant de décrocher leur diplôme. Et à l'intérieur du Château... eh bien, c'est comme dans du Kafka. L'absurdité des situations, la méchanceté inique et gratuite de certains mandarins en place ou en puissance, les certificats qui ne veulent rien dire, les dossiers qu'on ne trouve pas (ou dont on trouve deux exemplaires qui ne peuvent pas appartenir à la même personne, alors lequel est le bon ?), les «Viens que je te montre une belle tumeur», les «Faut que je te parle» menaçants qui font frémir («Est-ce que j'ai tué quelqu'un hier ?») et qui se révèlent être une mesquinerie à la mesure de la hiérarchie ubuesque des imbus en blouse blanche - oui, c'est Kafka et Jarry, tout à la fois. Aujourd'hui. En pas moins grinçant.
Quand on lit l'hôpital et l'apprentissage de la médecine dans le blog de Jaddo, on se dit qu'apprendre à devenir médecin, c'est pas seulement ardu, intellectuellement parlant, c'est aussi périlleux, émotionnellement. On court, chaque jour, le risque de péter un câble, de saisir le bassin (ce truc sur lequel on imposait autrefois aux patients alités d'uriner comme si c'était possible... Quoi ? Pas seulement autrefois ? Il y en a encore ?) et de le balancer à la gueule de celui ou de celle qui vient de dire une connerie, de lancer une ignominie, d'infliger sa maltraitance quotidienne.
En la lisant, on se dit que pour faire médecine, il faut avoir le coeur bien accroché. Il faut savoir se retenir de taper. Transformer les cris refoulés en paroles et en gestes de soin, vers celles et ceux qui en ont besoin. Et c'est dur. Comme d'essayer d'avoir l'âme en paix dans un pays en guerre.
--Ce texte fait référence à l'édition







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0 étoiles sur 5 A ne pas manquer ! j'adore !
B. Julie

c'est drôle et on passe un très bon moment à lire ce petit bijou !on ne voit plus son médecin généraliste de la même façon ...Je recommande chaudement !

0 étoiles sur 5 De la médecine drôle, touchante et humaine
S. Fraize

Je connaissais le blog de Jaddo et je suis très heureux qu'elle ait sorti ce livre que j'ai dévoré.Elle nous livre par petites touches des moments de vérité, de grandeur, de tristesse ou de drôlerie, offrant ainsi un visage très humain à la médecine d'aujourd'hui.L'écriture est vraiment savoureuse, souvent désopilante, parfaitement accessible aux non médecins. Elle lève ainsi le voile sur un monde méconnu des patients que nous sommes : les réalités de celui qui est à l'autre bout du stéthoscope.Jaddo est le médecin que nous aimerions tous avoir.

0 étoiles sur 5 un indispensable, salutaire et humain !
Laure

Jaddo, c'est d'abord l'auteur d'un blog, qui chronique son quotidien de jeune médecin généraliste remplaçante, mais qui revient aussi sur ses études, son externat, son internat, les grands chefs, et les malades, tout le monde en prend pour son grade, et c'est justifié. De ce blog un éditeur a fait un livre, préfacé par Martin Winckler, car bien sûr on ne peut s'empêcher de penser à La maladie de Sachs, aux Trois Médecins, etc. Ce qui ressort de ce livre, outre l'humour et la sensibilité de la perception des situations, c'est l'absurdité, l'agacement, la colère, la bêtise. On pense médecine humaniste et égale pour tous, on gère des trucs invraisemblables. Le livre de Jaddo remet un peu d'humanité et de bon sens là où il n'y en a plus guère, et c'est salutaire. On devrait offrir ce livre à tous les patients (pardon, clients consommateurs qui y ont droit parce qu'ils cotisent) et à tous les décideurs.Un bon moment « tranches de vie », agréable à lire et qui vous ouvre les yeux.

0 étoiles sur 5 JADDO, J'ADDOre ton livre!
MFAF

Super livre, se lit très facilement, on est ému, on sourit, on réfléchit... très bien écrit et surtout, tellement vrai! Je recommande. En plus on peut facilement lire juste un chapitre, le reprendre plus tard...

0 étoiles sur 5 Une lecture rafraîchissante
Brice

On me demande souvent mon avis sur les blogs médicaux, ou les bouquins écrits par des médecins, remplis d'anecdotes, les mêmes qu'on nous demande toujours de raconter à table pour pimenter les discussions d'un repas un peu morne, comme pour se rassurer, comme si un malheur arrivé à d'autres allait du coup nous éviter.Jaddo, je n'avais lu d'elle que quelques articles dont les liens étaient massivement retweetés ou cités par des gens que je suis sur Twitter, et qui appelaient donc, parmi la masse, à un effort de lecture qui toujours en a valu la peine.J'ai dévoré ce recueil de petites histoires, tantôt fraiches, tantôt poilantes, de cette jeune étudiante en médecine devenue interne, aujourd'hui médecin généraliste. Avec une humilité rare chez un médecin, elle raconte les erreurs comme les petites victoires, ayant toujours à coeur que le personnage principal de son recueil, ce soit le patient, et non pas elle.Rarement je suis touché par les lectures qui me confortent dans la vision de mon métier, ou qui ne font que reprendre des points de vue assez universels chez ceux qui travaillent dans le même service (je pense notamment à toutes les chroniques sur les urgences), mais j'ai trouvé chez Jaddo cet amour du métier et cette humanité sans fard qui m'ont ému et sont tombés à point nommé en pleine période de ras-le-bol professionnel.Un livre pour les soignants, surtout, mais pour les patients, aussi, qui se laisse dévorer sans regrets.

0 étoiles sur 5 Oh que j'aime cette vision
mam

"de mon côté le loupiotte", brute et pas toujours douce pour les soignants.Je me suis beaucoup reconnue dans les grands moments de désillusion de Jaddo, et aussi dans ces moments de partage d'émotions uniques qui font la beauté du métier.Je trouve ce livre très proche de la réalité, il montre aussi que les docteurs sont faillibles, parfois parce que pas logiques mais aussi pas forcément parce qu'inhumains mais bien parce qu'humains justement. Etudiants, notre regard peut être dur par rapport à nos maîtres , une fois sur le terrain depuis quelques années, on comprend mieux certaines choses et pas certaines autres.Lire ce livre est, en dehors et c'est déjà énorme d'être source d'un très agréable moment, un raccourci de cette vision étalée sur plusieurs années.A compléter par la lecture du blog.A offrir et s'offrir, lire et relire.Attention, hautement addictif, une fois dedans , on n'a plus envie de le lâcher!

Rabu, 23 Desember 2015

Lire En Ligne Atlas du Japon : Après Fukushima, une société fragilisée

Atlas du Japon : Après Fukushima, une société fragilisée

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Philippe Pelletier, géographe et japonologue, est professeur
des universités à Lyon-2. Carine Fournier, maître de
conférences en géographie, a réalisé les cartes de cet atlas.

Avis des clients


0 étoiles sur 5 atlas du Japon
lepeltier françois

Excellent ouvrage à recommander à tous les passionnés de la langue et de la culture nippone. très belles cartes et excellents commentaires, le tout étant très bien actualisé après le tsunami dévastateur de mars 2011

0 étoiles sur 5 Atlas du Japon
Stella

Excellent ouvrage très bien expliqué, même pour les "mauvais en géographie" comme moi, cartes de même bien expliquées et détaillées, cela m'aidera beaucoup dans mes études, merci beaucoup !

0 étoiles sur 5 Réservé à ceux qui ne connaissent absolument pas le Japon.
Yoann Rocheteau

L'impression que beaucoup de cartes ne sont là que par ce qu'il faut mettre des cartes.Quelques unes ne sont pas bien claires.

0 étoiles sur 5 japon
joulain sylvie

je l'est achetée pour un cadeaux, d'apres le pages feuilletés l'histoire gagne a etre lut, j en serais un peu plus apres noel

Senin, 21 Desember 2015

Téléchargement gratuit Salomon, vous êtes juif !? : L'antisémitisme en Belgique, du Moyen Age à Internet

Salomon, vous êtes juif !? : L'antisémitisme en Belgique, du Moyen Age à Internet

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Viviane Teitelbaum a déjà publié aux Éditions Luc " Pire Enfants cachés, les larmes sous le masque ", et " Ixelles se raconte " ; " L'enfance brisée ", " Comptes d'une mort annoncée, les spoliations des Juifs en Belgique ", " Diamantaires, l'univers & les coulisses d'une passion ", entre autres, aux éditions Labor. Elle a aussi collaboré à divers ouvrages collectifs. Licenciée en journalisme et communications sociales et titulaire d'un master en Relations Internationales, Viviane Teitelbaum est députée régionale bruxelloise depuis 2004, chef de groupe au conseil communal d'Ixelies depuis 2006 et Présidente des femmes MRLB depuis 2007.

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Jumat, 18 Desember 2015

Téléchargement gratuit Dictionnaire amoureux de la Belgique [Format Kindle]

Dictionnaire amoureux de la Belgique [Format Kindle]

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La Belgique en 250 entrées, soit autant de déclinaisons très sentimentales d'un pays souverainement sans pareil. <br />
Ce livre est un vagabondage sentimental à travers la Belgique d'hier et d'aujourd'hui, ainsi qu'une vibrante célébration de ses personnalités les plus connues et de ses figures les plus méconnues. Roland de Lassus, Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Léopold II, Félicien Rops, Émile Verhaeren, Georges Simenon, Hergé, René Magritte, Jacques Brel, Eddy Merckx, Jean-Claude Van Damme, Amélie Nothomb, les frères Dardenne, Simon Leys, Justine Henin, Stromae... eux et des dizaines d'autres, ils sont tous là, au même titre que de drôles de personnages comme Clément Doucet, l'énorme complice de Jean Wiéner, ou Louis Hennepin, le premier homme à avoir atteint les sources du Mississipi.
Mais la Belgique ne serait pas ce qu'elle est sans ses grands mythes : le surréalisme et le fantastique, les béguinages et les châteaux, les Schtroumpfs et les belgicismes, le chocolat et la bière, les moules et les frites, les vacances au littoral et celles dans les Ardennes, la balle pelote et les courses cyclistes, Quick et Flupke, Anderlecht et le Standard... Et puis toutes ces villes (Bruxelles, Liège, Anvers, Bruges ou Ostende), et toutes ces choses bizarres, parfois secrètes et mystérieuses, qu'on ne trouve nulle part ailleurs : les Agathopèdes, la fête des chats, la guerre de la vache, la pataphonie... Vagabondage libre, passionnel et ardent, auquel sont également mêlés quelques étrangers de renom tels que Victor Hugo, Karl Marx ou Giacomo Puccini, qui ont droit chacun à une entrée.

Avis des clients


3 étoiles sur 5 A compléter !
Freddy Gosselet

Je suis Belge, Wallon par mes parents, Katangais par mon lieu de naissance et Bruxellois d'adoption. Bref, un "zinneke" comme on dit chez nous "une fois". Parce que, depuis Coluche (que j'aime beaucoup), la Belgique est à la mode ! De New York à Paris, de Montréal à Amsterdam, les Belges sont "in" ! Ce dictionnaire est donc bien dans l'air du temps. Dans l'ensemble, cet ouvrage est plaisant. Je reproche ici un certain parti-pris de la part de l'auteur. Quelques exemples : Pourquoi une triple entrée Hergé, Tintin, Quick et Flupke ? Double entrée pour Peyo et ses Schtroumfs ? Idem pour E.P. Jacobs et la Marque jaune ? A l'inverse, pas d'entrée propre à Gaston du génial André Franquin. Voilà pour la B.D. Adamo, Brel, Cordy sont présents mais où sont Maurane ou Arno ? Où sont André Cools et Julien Lahaut, seus politiciens assassinés en Belgique ? Côté théâtre, rien, ni Mademoiselle Beulemans, ni aucun acteur connu... Côté cinéma, il n'y a pas que des Dardenne et Poelvoorde ! Où sont des Cécile de France, Jan Decleir (Daens) ou Marie Gillain ? En radio, triste oubli du grand Luc Varenne. En sport, où son passés Ivo Van et le mémorial du même nom ? Et Jacky Ickx ? Et Dirk Tournesol Frimouth ? De la Chimay, mais point d'Orval ! Enfin, et non des moindres pas d'entrée pour le Roi Philippe !

4 étoiles sur 5 Un dictionnaire amoureux partial et plaisant
jean-marie lambert

C'est la loi du genre des "dictionnaires amoureux":ils sont toujours partiels et souvent partiaux,et ne prétendent ni à l'objectivité ni à l'exhaustivité (au contraire des dictionnaires de Bouquins/Laffont,par exemple).Le dictionnaire écrit par Jean-Baptiste Baronian est le fruit d'un long amour de la Belgique culturelle,et l'on ne s'étonnera pas que la part belle soit faite à la littérature (de Hugo à Simenon,en passant par Jean Ray et Henri Vernes,illustre créateur de Bob Morane) et à la musique :d'Ysaye à...Stromae en passant par Soeur Sourire,les notices consacrées aux compositeurs et interprètes sont belles (Pousseur,Boesmans,Van Dam...)même si l'on constate un recul inhabituel sur Jacques Brel.Très bonnes entrées sur les arts plastiques (Rubens,Ensor,Broodthaers...)avec curieusement peu de choses sur les Primitifs Flamands.Et le sport n'est pas oublié:le vélo bien sûr,mais aussi Goethals et Justine Henin.Les notices ne manquent pas d'humour et le style est enlevé.Les lieux attendus s'y trouvent,bien sûr.Peu de choses sur la politique et curieusement la BD n'est pas très développée;Baronian avoue avec honnêteté ne pas avoir de goût particulier pour le neuvième art.Agréablement écrit et bien composé,instructif et plaisant,livre recommandé ,très "culturel",dont le peuple est quelque peu absent;il doit être complété par l'excellent "mal du pays" de Patrick Roegiers,qui obéit aussi au principe du dictionnaire.

3 étoiles sur 5 Complet, intéressant, mais lecture un peu fastidieuse
Isilwen1524

Cet épais volume consacré à la Belgique explore des thèmes divers, variés et souvent très intéressants, mais se perd dans de nombreuses digressions. L'auteur aime donner des anecdotes personnelles ou partir dans de longues réflexions et le lecteur doit parfois s'accrocher pour pouvoir le suivre. Heureusement, et c'est le concept des Dictionnaires amoureux, la lecture peut se faire dans un ordre aléatoire; le lecteur peut piocher parmi les définitions et n'en lire que quelques unes à la fois, ce qui rend la lecture un peu plus digeste.

3 étoiles sur 5 sympa et chaleureux...
elisabeth perreaux-forest

comme un belge !! instructif et bien documenté on le lit comme un roman et on pourra sans doute s'y reporter avec plaisr plus tard... à garder

Rabu, 16 Desember 2015

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Dictionnaire amoureux de la Belgique

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Description


Ce livre est un vagabondage sentimental à travers la Belgique d'hier et d'aujourd'hui, ainsi qu'une vibrante célébration de ses personnalités les plus connues et de ses figures les plus méconnues. Roland de Lassus, Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Léopold II, Félicien Rops, Émile Verhaeren, Georges Simenon, Hergé, René Magritte, Jacques Brel, Eddy Merckx, Jean-Claude Van Damme, Amélie Nothomb, les frères Dardenne, Simon Leys, Justine Henin, Stromae... eux et des dizaines d'autres, ils sont tous là, au même titre que de drôles de personnages comme Clément Doucet, l'énorme complice de Jean Wiéner, ou Louis Hennepin, le premier homme à avoir atteint les sources du Mississipi. Mais la Belgique ne serait pas ce qu'elle est sans ses grands mythes : le surréalisme et le fantastique, les béguinages et les châteaux, les Schtroumpfs et les belgicismes, le chocolat et la bière, les moules et les frites, les vacances au littoral et celles dans les Ardennes, la balle pelote et les courses cyclistes, Quick et Flupke, Anderlecht et le Standard... Et puis toutes ces villes (Bruxelles, Liège, Anvers, Bruges ou Ostende), et toutes ces choses bizarres, parfois secrètes et mystérieuses, qu'on ne trouve nulle part ailleurs : les Agathopèdes, la fête des chats, la guerre de la vache, la pataphonie... Vagabondage libre, passionnel et ardent, auquel sont également mêlés quelques étrangers de renom tels que Victor Hugo, Karl Marx ou Giacomo Puccini, qui ont droit chacun à une entrée.

Avis des clients


0 étoiles sur 5 A compléter !
Freddy Gosselet

Je suis Belge, Wallon par mes parents, Katangais par mon lieu de naissance et Bruxellois d'adoption. Bref, un "zinneke" comme on dit chez nous "une fois". Parce que, depuis Coluche (que j'aime beaucoup), la Belgique est à la mode ! De New York à Paris, de Montréal à Amsterdam, les Belges sont "in" ! Ce dictionnaire est donc bien dans l'air du temps. Dans l'ensemble, cet ouvrage est plaisant. Je reproche ici un certain parti-pris de la part de l'auteur. Quelques exemples : Pourquoi une triple entrée Hergé, Tintin, Quick et Flupke ? Double entrée pour Peyo et ses Schtroumfs ? Idem pour E.P. Jacobs et la Marque jaune ? A l'inverse, pas d'entrée propre à Gaston du génial André Franquin. Voilà pour la B.D. Adamo, Brel, Cordy sont présents mais où sont Maurane ou Arno ? Où sont André Cools et Julien Lahaut, seus politiciens assassinés en Belgique ? Côté théâtre, rien, ni Mademoiselle Beulemans, ni aucun acteur connu... Côté cinéma, il n'y a pas que des Dardenne et Poelvoorde ! Où sont des Cécile de France, Jan Decleir (Daens) ou Marie Gillain ? En radio, triste oubli du grand Luc Varenne. En sport, où son passés Ivo Van et le mémorial du même nom ? Et Jacky Ickx ? Et Dirk Tournesol Frimouth ? De la Chimay, mais point d'Orval ! Enfin, et non des moindres pas d'entrée pour le Roi Philippe !

0 étoiles sur 5 Un dictionnaire amoureux partial et plaisant
jean-marie lambert

C'est la loi du genre des "dictionnaires amoureux":ils sont toujours partiels et souvent partiaux,et ne prétendent ni à l'objectivité ni à l'exhaustivité (au contraire des dictionnaires de Bouquins/Laffont,par exemple).Le dictionnaire écrit par Jean-Baptiste Baronian est le fruit d'un long amour de la Belgique culturelle,et l'on ne s'étonnera pas que la part belle soit faite à la littérature (de Hugo à Simenon,en passant par Jean Ray et Henri Vernes,illustre créateur de Bob Morane) et à la musique :d'Ysaye à...Stromae en passant par Soeur Sourire,les notices consacrées aux compositeurs et interprètes sont belles (Pousseur,Boesmans,Van Dam...)même si l'on constate un recul inhabituel sur Jacques Brel.Très bonnes entrées sur les arts plastiques (Rubens,Ensor,Broodthaers...)avec curieusement peu de choses sur les Primitifs Flamands.Et le sport n'est pas oublié:le vélo bien sûr,mais aussi Goethals et Justine Henin.Les notices ne manquent pas d'humour et le style est enlevé.Les lieux attendus s'y trouvent,bien sûr.Peu de choses sur la politique et curieusement la BD n'est pas très développée;Baronian avoue avec honnêteté ne pas avoir de goût particulier pour le neuvième art.Agréablement écrit et bien composé,instructif et plaisant,livre recommandé ,très "culturel",dont le peuple est quelque peu absent;il doit être complété par l'excellent "mal du pays" de Patrick Roegiers,qui obéit aussi au principe du dictionnaire.

0 étoiles sur 5 Complet, intéressant, mais lecture un peu fastidieuse
Isilwen1524

Cet épais volume consacré à la Belgique explore des thèmes divers, variés et souvent très intéressants, mais se perd dans de nombreuses digressions. L'auteur aime donner des anecdotes personnelles ou partir dans de longues réflexions et le lecteur doit parfois s'accrocher pour pouvoir le suivre. Heureusement, et c'est le concept des Dictionnaires amoureux, la lecture peut se faire dans un ordre aléatoire; le lecteur peut piocher parmi les définitions et n'en lire que quelques unes à la fois, ce qui rend la lecture un peu plus digeste.

0 étoiles sur 5 sympa et chaleureux...
elisabeth perreaux-forest

comme un belge !! instructif et bien documenté on le lit comme un roman et on pourra sans doute s'y reporter avec plaisr plus tard... à garder